Facendo una bella passeggiata sono giunta al Forte Le Bon Renaud, all’ingresso, mi fermo
a leggere un cartello che riguarda vari episodi avvenuti nel XIX secolo.
Dal momento che l’ho
trovato molto interessante desidero riportarlo:
- XIXe siècle -
1801 : une batterie est
installée à la
tour
du Titan, au Levant. La menace barbaresque est toujours forte.
1802 : un bâtiment de Naples est capturé
par des corsaires algériens, sous les îles. Les 38 hommes
d’équipage sont emmenés en captivité.
1802 : une batterie est construite dans l’anse de la
Galère, pour défendre un poste de douaniers.
1804 : les navires de l’amiral anglais Horatio Nelson,
installés à l’île du Levant et au Cap Bénat,
surveillent et attaquent les navires qui viennent ravitailler la flotte
française en construction à Toulon.
1804 : Porquerolles est revendue à un homme de
loi, Louis-Honoré Régis.
1805 : Port Cros compte 27 habitants, le Levant 11, qui
occupent les trois fermes. Les deux îles sont achetées par
MM. Gazzino et Rolland.
1805 : on envisage, sans suite, de reconstruire le
môle
de pierre de Port Cros, d’une douzaine de mètres de long,
insuffisant
et en mauvais état.
1807 (novembre) : un décret impérial
délimite
la partie de Porquerolles réservée au Génie
Militaire.
1809 : l’île du Levant est toujours
environnée
de corsaires ennemis, qui rendent son exploitation difficile. Une ferme
est à nouveau incendiée.
1810 : Napoléon, empereur de 1804 à 1815,
conscient de l’intérêt stratégique des îles,
dont les Anglais avaient fait une base d’opérations, entame
toute
une série de travaux destinés à protéger
l’escadre
de Toulon et empêcher les Anglais d’occuper la rade
d’Hyères,
qui vont s’étaler jusqu’en 1813. Il décide d’affecter 3
000
hommes à la défense des îles.
1811 : à Port Cros, le fort de l’Estissac,
endommagé
en 1794 par les Anglais, est reconstruit, notamment la façade
Est,
sur un plan carré. On entreprend la reconstruction du fort de
l’Eminence,
l’ancien étant rasé. On entreprend également la
construction
du fort de la Vigie. Des troupes sont installées dans le
Château
du Moulin et dans les habitations proches, le village étant
alors
en hauteur. L’ensemble est complété par la batterie du
Sud.
A Bagaud, la batterie du Sud est construite. Sur le
continent,
des batteries sont également installées sur la pointe
Cristaou
et au cap Blanc.
Sur l’île du Levant, la construction du fort de
l’Arbousier est entreprise.
A Porquerolles, le fort d’Alycastre est remis en
état
: la batterie du 1er étage est couverte, les deux niveaux
redistribués,
un accès direct percé à travers le mur sud,
épais
de 3,5 m pour l’approvisionnement. Le fort de Lequin est achevé,
le fort Ste Agathe reconstruit, le fort du Bon Renaud construit. Le
fort
du Petit Langoustier est amélioré. La batterie
Sainte-Anne
est construite près du fort du Grand-Langoustier, ainsi que la
batterie
du Galéasson.
1811 : Napoléon établit dans la plaine
de la Courtade et celle de Notre-Dame deux camps qui accueillent
jusqu’à
800 à 1 000 personnes. Il pense construire une batterie sur
l’îlot
du Sarranier, pour défendre la Grande Passe.
1811 (août) : Port Cros est attaquée par
un corsaire qui se rend maître du village, détruit le
poste
de douane, démolit les habitations.
1812 : Napoléon demande au ministre de la Guerre
de détacher une cohorte de gardes nationales pour la garde des
îles
d’Hyères, en la changeant, si possible, tous les mois.
1812 : Napoléon envisage d’élever une
forteresse
au milieu de la Grande Passe, et de la barrer par des jetées. Le
projet est abandonné, en raison des fonds trop importants.
1812-13 : à Port Cros, un hôpital est
installé
à l’emplacement actuel de l’église. La prairie en
arrière
de la plage est une Place d’Armes. La garnison est alors de deux
bataillons,
soit 1 700 hommes.
1813 : les travaux sur Port Cros sont terminés,
le fort de la Vigie est achevé. La garnison de Port Cros
comprend
412 hommes, commandés par 7 officiers, effectif réduit
à
115 hommes et 4 officiers en 1814. Une maisonnette, près du
cimetière,
sert de poudrière.
1813 : à Bagaud, la batterie de l’Est est
reconstruite,
pour couvrir la plage de Janet. La batterie du Nord est construite.
1813 : au Levant, on achève le fort de
l’Arbousier,
composé d’une batterie et d’un corps de garde doté d’une
citerne. Les autorités militaires décident
d’établir
une garnison d’un bataillon entier sur le plateau de l’Avis. Des
baraques
sont construites pour la troupe qui n’y séjourne que peu de
temps.
1813 : une nouvelle batterie est également
construite
au cap des Mèdes, sur un terrain militaire de 40 ha, comprenant
une carrière utilisée comme champ de tir,
complété
d’une caserne de la Flotte chargée de récupérer
les
débris de projectiles.
1813 (avril) : Napoléon décide par
décret
de se rendre totalement acquéreur des îles
d’Hyères.
Une expertise est décidée en juin, dont est
chargée
un notaire de Hyères. Des manoeuvres locales retardent
l’exécution.
1814 : un brick français est capturé par
des pirates algériens.
1815 : le décret de Napoléon se
concrétise
pour Bagaud, qui est acheté par l’Etat. Les batteries sont
désarmées.
1815 : la reconstruction du fort de l’Eminence est
arrêtée.
1816 : les Ponts et Chaussées construisent
à
Porquerolles un môle en maçonnerie de 16 mètres de
long, à l’Est/Nord-Est de l’anse du port.
1816 : un Marseillais, Jean-François Gazzino
dépose
une demande de construction d’une usine de fabrication de soude
à
Port Cros. L’autorisation est accordée, à condition que
le
combustible soit limité aux bruyères de l’île.
1817 : la construction de l’usine de soude de Port Man
commence à l’été.
1818 : le 19 octobre a lieu le premier chargement de
soude de l’usine de Port Man vers Marseille, effectué par la
tartane
La Florianne.
1818 : l’Etat fait l’acquisition de 106 ha de terrains
et bâtiments à Port Cros, afin de compléter les
établissements
militaires et relier entre eux par une route stratégique les
quatre
forts.
1819 : le Génie Militaire élargit le
môle
du port de Porquerolles.
1820 : Port Cros compte 47 habitants, le Levant 13.
1820-1825 : le village de Porquerolles est construit
pour la garnison de sous-officiers et fusiliers vétérans.
Le Génie Militaire, pour récompenser les Invalides qui
gardaient
le fort Sainte-Agathe et le Château du Moulin, leur accorde des
concessions
pour neuf ans, avec renouvellement obligé, qui leur donnent le
même
droit qu’à des propriétaires. Les maisons ne doivent pas
dépasser un étage, et chaque concessionnaire doit planter
un arbre devant sa maison.
1820 : les habitants d’Hyères demandent de
reprendre
les travaux du port du Ceinturon. Le projet est
réétudié,
ainsi que l’assèchement des marais.
1820 : un hiver exceptionnellement rigoureux
détruit
tous les oliviers et des orangers de Hyères.
1821 (août) : la Restauration ayant
décidé
la restitution des biens confisqués par la Révolution aux
émigrés, le comte Sublet d’Hendicourt de
Lénoncourt,
fils de l’émigré, acquiert les terrains détenus
par
Louis-Honoré Régis pour 38 000 francs, avec M. Michel. Le
Génie refuse de rétrocéder les terrains
militaires,
ce qui provoque un procès qui durera trente ans.
1822 : la Porquerolles’ Cup est gagnée par la
corvette La Coquille, commandée par le capitaine Louis-Isidore
Duperré.
1822 : une partie du môle du port du Ceinturon
est démoli par le sieur Aurran, pour en récupérer
les matériaux.
1823 : on décide de créer un
cimetière
à Porquerolles, au lieu dit La Bergerie, sur des terrains
concédés
à perpétuité à la commune.
1826 : le Génie Militaire entreprend la
construction
d’une jetée de protection du port de Porquerolles,
enracinée
à l’Est de la plage, longue de 45 mètres.
1826 : une demande est déposée en vue de
la construction d’une usine de soude sur un terrain de 18 hectares
à
l’est de Porquerolles, près du Langoustier.
1827: l’île du Levant n’est habitée que
par quelques paysans et une dizaine de douaniers.
1827 : une nouvelle autorisation est donnée pour
l’extension de l’usine de soude de Port Man, à laquelle
participent,
outre Jean-François Gazzino, Denis et Antoine Rolland.
L’ensemble
de l’usine couvre 5 570 m2.
1827 : la fabrique de soude du Langoustier est
cédée
à Madame Veuve Marini, MM. Marini, Delpuget et Crémieux.
Elle emploiera jusquà 150 ouvriers et expédiera environ 2
000 tonnes chaque année à Marseille.
1828 : le duché de Sabran, créé
en 1817, revient au marquis de Pontévès.
1828 (ou 1823 ou 1833) : M. Michel revend ses terrains
à Porquerolles pour 80 000 francs à MM. Noilly et Plasse,
de Marseille.
1829 (1er janvier) : l’usine de soude de Port Man est
fermée. Son exploitation avait nécessité des
coupes
de bois considérables.
1830 : le fort du Petit Langoustier est à
nouveau
restauré. Le fort Ste Agathe est couronnée par une
enceinte
crénelée.
1830 (mai) : 600 navires se concentrent en baie
d’Hyères,
pour aller attaquer Alger. La prise d’Alger signe la fin des incursions
des barbaresques nord-africains.
1830 : la princesse Cristina de Belgioso (1808 - 1871),
patriote italienne, chassée d’Italie par la police autrichienne,
se réfugie quelques mois à Porquerolles, avant de
s’établir
à Paris où elle tiendra un salon fréquenté.
1830 : Louis Méry, journaliste marseillais,
écrit
une Histoire de Provence.
1833 : Port Cros compte 60 hts.
1834 : on peut lire dans le Magasin Pittoresque que les
îles d’Hyères sont constituées de "trois ou quatre
vastes rochers éloignés de plusieurs lieux de la
côte
et que visitent seuls les barques de pêche ou les navires
chassés
par la tempête".
1835 : Porquerolles compte 100 hts. A Port Cros, 86 ha
sont cultivés.
1835 (juillet) : M. Pascal devient adjudicataire de
l’île
du Levant et de Port Cros.
1835 (décembre) M. Pascal revend le Levant et
Port Cros au marquis Louis Marie Augustin Athanase de Retz de
Malevieille,
négociant et propriétaire du château de
Saint-Lambert,
près de Marvejols, par l’intermédiaire de son
frère,
comte de Retz, capitaine d’infanterie. Marié à la
marquise
Esclaremonde de Las Cases, aidé de son neveu Paul de Retz, il
tente
la mise en cultures.
1835 : Alphonse Denis (1794 - 1876), maire
d’Hyères
de 1830 à 1848, écrit Promenades pittoresques dans le
département
du Var.
1836 : Port Cros compte 68 hts, le Levant 27.
1837 : on construit le phare du Titan, au Levant, ainsi
que le phare du cap d’Armes, à Porquerolles.
1838 : la garnison de Port Cros ne compte plus que 14
soldats commandés par un seul officier, complétés
par une compagnie de vétérans.
1841 : une Commission mixte d’armement des côtes,
de la Corse et des Iles, est créée à l’initiative
du maréchal Soult, ministre de la Guerre. Elle réexamine
tous les sites de défense, uniformise les pièces
d’artillerie
et normalise 6 plans de corps de garde défensif qui seront
adoptés
en 1846.
A Porquerolles, le fort de l’Alycastre est
déclassé,
mais conserve un canon de 4 et deux mortiers de 22 cm.
A Port Cros, les façades Sud et Ouest du
Château
du Moulin sont reconstruites, la batterie du Sud est abandonnée.
1841 : Port Cros compte 65 hts, le Levant 11.
1843 : la prolongation du môle du port de
Porquerolles
est étudiée.
1844 : la chapelle Notre-Dame du cap Bénat est
réparée et rendue au culte, par autorisation de
l’évêque
de Fréjus.
1844 : le marquis de Retz revend le Levant et Port Cros
à Las Cases.
1845 : Madame de Raigecourt acquiert les 280 hectares
de la terre de Bénat de François Vidal.
1846 : Port Cros compte 37 hts, le Levant 10.
1846 (février) : un ordonnance royale de
Louis-Philippe
(1773 - 1850), roi des Français de 1830 à 1848, attribue
le port de Porquerolles aux Travaux Publics.
1847 : les forts du Bon Renaud est reconstruit : il est
rasé et remplacé par un corps de garde défensif
pour
30 hommes. Il est destiné à être
équipé
de 3 canons de 30 cm, 2 obusiers de 22cm et un mortier de 32 cm.
1848 : la plate-forme du fort du Galéasson est
agrandie pour recevoir 3 canons de 30 cm, 3 obusiers de 22 cm et un
mortier
de 32 cm. On construit une tour crénelée modèle
1846.
1848 : la batterie des Mèdes est
réorganisée
pour accueillir 10 pièces à canon et 2 mortiers. On
construit
une caserne à deux étages, dont un sous-sol
utilisé
comme magasin. A l’arrière, l’ouvrage est fermé par un
mur
d’enceinte crénelé, percé d’un portail
flanqué
d’un petit bastion.
1848 : le fort de Lequin est amélioré :
on construit un parapet en fer à cheval, un corps de garde
crénelé
pour 30 hommes. Il est armé de 3 canons de 30, 3 obusiers de 22
et 2 mortiers de 32.
1848 : le Père Ollivier, aumônier du
dépôt
de Convalescents des Soldats d’Afrique obtient une recommandation du
prince
de Joinville (1818 - 1900), 3ème fils de Louis-Philippe, amiral,
au ministre de la Guerre en faveur de la création d’une chapelle
militaire à Porquerolles.
1848 : le fort d’Alycastre sert de prison d’Etat.
1850 (août) : on pose la première pierre
de la chapelle militaire qui deviendra l’église Ste Anne de
Porquerolles,
financée par le ministère de la Guerre, l’île et la
mairie d’Hyères.
1850 : Las Cases revend Port Cros et Bagaud à
M. Bourgarel et l’île du Levant à Balahu de Noiron, qui
tente
à son tour la mise en cultures. Il fait réparer les
maisons,
tracer des chemins et défricher 300 à 400 ha de terres.
Manquant
de main d’oeuvre, il demande l’autorisation d’instituer un
pénitencier
agricole.
1850 : la reconstruction du château du Moulin,
commencée sous l’Empire, est achevée. La Commission de
1841
a fait aménager une batterie de côte pour 3 canons de 30
cm,
3 obusiers de 22 cm et un mortier.
1850 : les travaux sont repris au fort de l’Eminence.
1851 : Port Cros compte 41 hts, le Levant 27.
1851 : Madame de Raigecourt donne la terre de
Bénat
à sa nièce, Madame de Lascaze, épouse de Retz.
1851 (mars) : la chapelle militaire de Porquerolles est
bénie par le Père Ollivier.
1851 : Port Cros est revendue par les héritiers
Bourgarel au duc de Vicence, qui fait construire le Manoir
d’Hélène,
puis au comte de Morel, puis à M. Noblet. Celui-ci s’applique
à
étendre les cultures, notamment de mûrier (300 pieds), de
vigne, puis d’artichauts. Il développe aussi l’élevage de
moutons et de chèvres. Il y a alors cinq fermes reliées
par
des chemins carrossables. M. Noblet fait ajouter les tourelles d’angle
au Manoir d’Hélène.
1851 : le 16 décembre, le Ville de Grasse, petit
vapeur de luxe à aubes, construit en 1848 aux chantiers de la
Seyne,
parti de Marseille avec 54 passagers, entre en collision avec le Ville
de Marseille qui le coupe en deux, dans la Petite passe entre
Porquerolles
et le Grand Ribaud. Le Ville de Marseille recueille quelques
naufragés,
de même que le vapeur Nantes et Bordeaux. En 1958, la
préfecture
maritime met fin à une rumeur selon laquelle le Ville de Grasse
transportait 1 750 louis d’or.
1852 : le fort d’Alycastre est à nouveau
utilisé
comme prison.
1852 : un compromis met fin au différend entre
la famille de Lénoncourt et le Génie Militaire. Il
confirme
les concessions concédées à partir de 1820 par le
Génie Militaire aux vétérans.
1853 : B. de Noiron revend l’île du Levant
à
Melchior de Grivel.
1854 : on constate l’ensablement du port de
Porquerolles,
et un accord est conclu pour prolonger l’embarcadère de vingt
mètres.
1855 : pendant la guerre de Crimée (1855-1856),
15 à 20 000 (2 000 ?) soldats, soupçonnés
d’être
porteurs du typhus, sont hospitalisés à Porquerolles,
dans
les camps des plaines de la Courtade et Notre-Dame. La guerre de
Crimée
oppose à la Russie une coalition composée de la France,
l’Angleterre,
le royaume de Sardaigne et l’empire ottoman.
1855 : à Porquerolles, le môle de pierre
du port est prolongé par un embarcadère en charpente,
long
de 16 mètres.
1856 : un service régulier est assuré
entre
Porquerolles à Toulon, 3 fois par semaine, par Les Iles d’Or (le
Courrier des Iles d’Hyères), un ancien yacht à vapeur.
1855 : l’île du Levant est rachetée
à
par le comte Henri de Pourtalès, père du ministre de
Prusse
à Paris, résidant en Suisse.
1857 : la chapelle militaire de Porquerolles est
dotée
d’une cloche.
1858 : le comte de Pourtalès obtient
l’autorisation
de créer une colonie pénitentiaire de jeunes
détenus.
1858 : le fort du Bon Renaud est remis en question,
mais
maintenu en service avec 2 canons rayés de 30 cm et un mortier.
1858 : le duc de Vicence, marquis de Caulaincourt, fils
du grand écuyer de Napoléon Ier, ambassadeur à
Saint-Pétersbourg,
devient seul propriétaire de Porquerolles, pour 202 000 francs,
y compris les terrains rachetés à MM. Noilly et Plasse.
En
1815, le général Caulaincourt, duc de Vicence, avait fait
partie de la Commission de Gouvernement élue après
l’abdication
de Napoléon, dont Fouché était le
Président.
Il respecte le compromis de 1852 entre le Génie Militaire et la
famille de Lénoncourt.
1859 : l’usine de soude du Langoustier est
rachetée
par la société Jouvin, Renard, Boude et Robert.
1860 : la batterie de Port Man est refaite.
1860 : la colonie pénitentiaire du Levant est
autorisée sous le nom de colonie agricole Sainte Anne. Les
bâtiments
accueillent les premiers détenus. M. de Pourtalès fait
construire
son château au dessus du Grand Avis.
1861 (novembre) : le cimetière de Porquerolles
est terminé. Port Cros compte alors 83 hts.
1861 : à Bagaud, on refait les batteries de
l’Est,
du Sud et du Nord, en les dotant de réduits défensifs.
1862 (mai) : une première révolte des
détenus
de la colonie du Levant est matée par les militaires de Port
Cros.
1862 : Porquerolles compte 300 hts.
1863 : M. de Vicence fait l’acquisition de
l’hôtel
des Iles d’Hyères, à l’angle nord-ouest de la place
d’Armes,
à Porquerolles.
1863 : des essais de culture de cotonnier sont
expérimentés
avec succès à Port Cros par M. et Mme de Morel.
1864 : M. Laborde crée une fabrique de pipes au
Levant. L’île accueille alors jusqu’à 500 habitants, y
compris
200 à 300 détenus. 400 hectares de terrains sont
cultivés,
dont 65 en vignes.
1864 : Amédée Aufauvre publie
Hyères
et sa vallée, guide touristique, médical et
topographique,
un des premiers consacrés à la ville d’Hyères.
1865 : le comte de Pourtalès obtient
l’autorisation
de construire un petite jetée dans la calanque de l’Avis. Il est
dispensé de redevance, en contrepartie de l’ouverture du port
à
tout navire désireux de s’y réfugier.
1866 (octobre) : après l’arrivée de 65
jeune détenus, venant de la colonie horticole de Saint-Antoine,
en Corse, ce qui porte à 288 le nombre des détenus de la
colonie agricole du Levant, ceux-ci se révoltent, et pillent les
bâtiments. Le feu se déclare dans les caves, dans
lesquelles
14 détenus meurent carbonisés. D’autres se retranchent
dans
le fort de l’Arbousier, qui doit être assiégé.
1867 (janvier) : 37 détenus mutinés du
pénitencier du Levant sont jugés à Draguignan. 3
sont
condamnés aux travaux forcés à
perpétuité.
1867 : le pin parasol ou pin pignon est introduit
à
Porquerolles.
1868 : Porquerolles héberge des bataillons
d’infanterie
légère d’Afrique en convalescence.
1869 : l’église Ste Anne de Porquerolles est
dotée
d’un chemin de croix composé de 14 panneaux sculptés dans
du bois de noyer par Joseph Wargnier, convalescent d’un bataillon
d’Afrique,
financé par le Père Ollivier.
1869 : une croix est érigée dans le
cimetière
de Porquerolles.
1869 : une Société des Produits Chimiques
de St Florens et Porquerolles est constituée, qui reprend
l’usine
de soude du Langoustier.
1870 : une nouvelle sous-commission, sous
l’égide
du Comité de Défense, dont le secrétaire est le
général
Raymond Séré de Rivières, reprend l’étude
des
sites de défense, du fait de l’apparition de l’artillerie
à
canon rayé et des navires cuirassés. La décision
est
prise de ne conserver que deux ouvrages partiellement enterrés,
destinés à contrôler la rade : le fort de
l’Eminence,
à Port Cros, et le fort de la Repentance, à Porquerolles,
à construire. En attendant, le fort de Lequin est
équipé
de canons rayés.
1872 : M. Estancelin, ancien député,
commandant
supérieur des gardes-mobiles, est locataire de la chasse
à
Port Cros et au Levant, où il séjourne dans l’habitation
du gardien. Amateur de lait, il fait venir une vache. La population de
Port Cros, mécontente, diminue d’un tiers.
1872 : à Port Cros, un magasin aux effets
militaires,
dit l’Artillerie, est transformé en chapelle par l’ajout d’un
clocher,
la fermeture des fenêtres et la création de nouvelles
ouvertures
à vitraux. Elle est dédiée à saint Tropez.
1873 (janvier) : Porquerolles compte une population de
650 personnes, une garnison d’Infanterie de ligne de 80 hommes, un
dépôt
de convalescents des Pénitenciers d’Algérie, un
dépôt
de convalescents de tous les corps d’Afrique, des Officiers
d’Artillerie
et du génie, et une fabrique de produits chimiques de 150
ouvriers.
1873 : le port ne comporte qu’un simple môle de
pierre et de bois, où les débarquements sont dangereux
par
mauvais temps.
1874 : Frédéric Mistral (1830 - 1914),
fondateur du Félibrige, publie un recueil de poèmes
intitulé
Lis Isclos d’Or.
1874 : à Porquerolles, la batterie du Lion, le
fort du Bon Renaud, le fort du Galéasson sont
déclassés.
Le fort du Galéasson est acquis par un particulier.
1874 : Port Cros compte 65 hts.
1874 (août) : la construction d’une digue est
décidée
à Porquerolles, après une pétition des
Porquerollais.
1875 : le fort de l’Eminence est achevé, se
présentant
comme un vaste ensemble bastionné, pentagonal, avec caserne
casematée
à huit travées.
1876 : la Société des Produits Chimiques
de St Florens et Porquerolles, qui exploite l’usine de soude du
Langoustier,
fait faillite, ruinée par la découverte d’un nouveau
procédé
de fabrication. L’usine est rachetée aux liquidateurs par un
Marseillais,
J.B. Carteirade, qui la fait démolir, ne conservant que les
dépendances.
1876 : l’île du Levant compte 81 habitants, en
dehors de l’établissement pénitentiaire.
1876 (juillet) : le comte de Pourtalès meurt.
1878 : à Porquerolles, M. de Vicence
procède
à un échange avec l’Etat, celui-ci lui cédant une
parcelle de terrain de 180 m2 et le terrain de l’ancienne Vigie, avec
une
construction en ruines contre un puits, un lavoir avec les chemins
d’accès
et une bande de terrain à l’est de la place d’Armes.
1878 : la Porquerolles’ Cup est gagnée par le
lieutenant d’Annonville.
1878 (mai) : les héritiers du comte de
Pourtalès
revendent l’île du Levant à Madame Philippart, de
nationalité
belge.
1878 (novembre) : après la décision du
ministre de l’Intérieur de fermer la colonie agricole Saint Anne
du Levant, les 142 enfants sont transférés sur le
continent.
1879 : on commence à Porquerolles la
construction
d’une nouvelle digue longue de 100 mètres, remplaçant la
précédente.
1879 (mars) : le 19, la batterie flottante l’Arrogante,
bateau-école des canonniers de la Marine, fait naufrage par vent
d’est sur la plage de la Badine, faisant 47 noyés, dont le
lieutenant
d’Annonville. L’Implacable, autre batterie flottante, et le Souverain,
vaisseau à trois ponts, quoique mouillés à peu de
distance, ne peuvent lui porter secours. L’Arrogante est
renfloué
quelques semaines plus tard, et ramenée à Toulon.
1879 : M. de Vicence rachète les terrains de
l’ancienne
usine de soude du Langoustier à M. Carteirade.
1880 : l’armement du fort de Lequin est réduit.
1880 : le fort de l’Eminence est équipé,
sur le front Ouest, de 2 pièces de 24 cm sur affût
à
pivot central, orientées vers la Grande passe.
1880 : trois navires se perdent près de la
jetée
de Porquerolles, le port étant trop encombré.
1881 : le Général Paoli est coulé
le 19 août, à proximité de l’îlot de la
Fourmigue,
en rade de Bormes.
1880 : les 937 hectares de l’ancienne colonie agricole
du Levant sont revendus par les Philippart à une autre belge,
Madame
Marguerite Linden, épouse de Edouard Otlet, inventeur d’un
système
de classification bibliographique, fils de Joseph Charles Otlet. Il
entreprend
des cultures au Grand-Avis, et reconstitue les vignobles.
1881 (février) : le prolongement de la digue du
port de Porquerolles est terminé.
1881 (décembre) : le duc de Vicence revend
Porquerolles
pour 800 000 francs à Léon de Roussen, ancien
secrétaire
de Gambetta, président du conseil d’administration de La Petite
République Française. Celui-ci crée deux
exploitations
agricoles employant des enfants à la ferme Notre-Dame et au
Langoustier.
La plaine Notre-Dame est défrichée, et les labours
occupent
la moitié de l’espace (avoine, orge, blé, fèves,
petits
pois, pommes de terre, melons, pastèques). Il fait construire la
"Maison Carrée", près de la ferme Notre-Dame, où
son
épouse, Jeanne Ninous, qui dirige le journal La Famille,
écrira
la plupart de ses ouvrages, sous les pseudonymes de Pierre Ninous et
Paul
d’Aigremont. M. de Roussen conteste les concessions
concédées
par le Génie militaire et obtient la restitution des terrains
concédés.
Certains font appel, d’autres acceptent de nouvelles conditions, un
bail
de 18 ans non renouvelable au terme duquel les maisons reviennent au
propriétaire
sans indemnité. Un nouveau jugement imposera le versement au
propriétaire
d’un intérêt et permettra à ce dernier de racheter
les maisons. Ce qui entraînera l’abandon et la destruction
croissant
de nombre d’entre elles.
1881 : la construction du fort de la Repentance
commence,
destiné à déclasser tous les autres forts de
Porquerolles.
Il comprend une batterie centrale principale, avec casemate à 6
travées et 4 emplacements pour canons de 24 cm, et une batterie
nord à 4 pièces orientées vers la Petite passe, le
tout entouré d’un fossé creusé dans le roc.
1882 : Hyères ancien et moderne, d’Alphonse
Denis,
est repris par le Docteur R. Chassinat à qui il avait
légué
les droits des Promenades pittoresques, déjà plusieurs
fois
rééditées.
1882-1885 : la Plage d’Argent accueille des familles
fuyant l’épidémie de choléra qui décime
Toulon
et Marseille.
1883 : M. de Roussen rachète l’îlot du cap
Rousset à l’Etat pour 101 francs.
1883 (août) : une colonie agricole, école
d’agriculture et de viticulture, est ouverte à Porquerolles,
à
Notre-Dame, par l’Assistance Publique. Elle accueille des enfants et
adolescents
abandonnés ou récidivistes, sous la direction de M. et
Mme
de Roussen.
1883 (mai) : 65 ha de l’île du Levant, dont le
fort de l’Arbousier, sont adjugés à Joseph Otlet et
à
ses enfants.
1884 : le fort de Port Man, doté jusque
là
d’un armement provisoire, est définitivement
désarmé.
A Porquerolles, le fort du Bon Renaud est désarmé
également.
1884 : les héros de Jean d’Agrève, roman
publié en 1897 par Eugène Melchior de Vogüé,
meurent le 20 août (Hélène) et le 8 octobre (Jean).
1885 : le fort de Lequin est désarmé
à
son tour.
1886 : la construction du fort de la Repentance est
achevée.
1885 : la colonie agricole de Porquerolles est
hébergée
dans la Fabrique du Langoustier.
1886 (mars) : le ministre du Commerce Lockroy visite
Porquerolles et la colonie agricole.
1886 (juillet) : la colonie agricole du Langoustier,
qui compte 92 enfants de 12 à 20 ans, se révolte. Les
enfants
brisent les portes, délivrent un camarade enfermé dans le
fort du Grand Langoustier et s’y retranchent. Il faut l’intervention du
sous-préfet pour les en faire sortir.
1886 : bûcherons et pêcheurs italiens
représentent
15 % de la population de Port Cros.
1886 : le Conseil municipal d’Hyères proteste
contre le projet d’installation d’un lazaret à Porquerolles.
1886 : Bagaud est désignée comme lieu de
quarantaine pour les malades de l’expédition du Tonkin, et Port
Cros pour les soins hospitaliers. La batterie de l’Est, à
Bagaud,
est reconstruite pour les accueillir. A Port Cros, les blessés
de
la guerre du Tonkin sont installés dans un camp dit Camp
Courbet,
situé dans le Val Notre Dame. 15 000 soldats y
séjournent..
1886 : des ouvriers creusant les fondations d’une
écurie
à la ferme Notre-Dame, mettent à jour à
Porquerolles
une pierre tombale de 50 cm portant une inscription surmontée
d’un
fronton et de deux colombes, datant du Ier siècle ap. J.-C. Elle
porte l’inscription "D.M. VASSIACLIB TYCHE ADQVIESC", traduite par
"Vassia
Tyché, affranchie de Caius Vassius, repose ici".
1886 : M. de Roussen rachète à l’Etat un
terrain sur lequel est élevé le poste des Douanes.
1887 : un journal napolitain, le Corriere, fait part
du désir du pape Léon XIII de s’installer avec la cour
pontificale
à Porquerolles.
1887 (février) : le procès de la
mutinerie
de la colonie agricole du Langoustier se tient au Tribunal
correctionnel
de Toulon. 5 des 8 jeunes inculpés sont condamnés
à
1 franc d’amende, les trois surveillants à de la prison, Mme de
Roussen à 200 francs d’amende et M. de Roussen aux dépens.
1887 (février) : la plaine Notre-Dame de
Porquerolles
est ravagée par un incendie.
1887 (octobre) : dans la nuit du 9, le Spahi, cargo de
53 mètres, construit en 1864 à La Seyne, percute
l’îlot
de la Fourmigue, en rade de Bormes. Il porte un équipage de 20
hommes
et 80 passagers. Certains sont noyés dans l’avant qui s’enfonce
immédiatement, d’autres se noient en essayant de rejoindre
l’îlot.
Le naufrage fera au total 20 victimes, essentiellement italiens.
1888 (juin) : le lazaret de Toulon est
transféré
à Porquerolles, en dépit de l’opposition des habitants.
1889 : M. Noblet cède Port Cros au marquis Costa
de Beauregard, savoyard de nationalité sarde, membre de
l’Académie
française, auteur de livres historiques. Les cultures
déclinent,
et l’île sert surtout de réserve de chasse. Parmi les
locataires,
on compte notamment M. Sabran, négociant lyonnais,
président
des Hospices de Lyon, fondateur du sanatorium de Giens. On lâche
alors faisans, perdrix et lapins. L’île est alors
fréquentée
par des écrivains, tels que le vicomte Eugène-Melchior de
Vogüé (1848 - 1910), diplomate à St
Pétersbourg,
et Henry Bordeaux (1870 - 1963), romancier bourgeois.
1889 : on achève le prolongement de la
jetée
de Porquerolles, portant sa longueur à 165 mètres.
1890 : le transport Savoie s’échoue sur les
rochers
des Mèdes, par fort vent d’Est.
1890 : le fort de la Repentance est doté de
nouveaux
magasins à poudre enterrés pour résister aux
obus-torpilles.
Il est complété, près de la batterie nord, d’une
batterie
annexe pour 6 pièces de 95 mm, à tir rapide, pour lutter
contre les torpilleurs.
1890 : le peintre-poète Gauthier,
propriétaire
du Café du Progrès, ouvre le premier hôtel de
Porquerolles,
qui ferme peu après.
1891 : Port Cros compte 18 pêcheurs italiens, qui
font vivre 28 habitants.
1891 : Porquerolles est toujours reliée à
Toulon par un bateau à vapeur, Les Iles d’Or, 3 fois par
semaine.
Une liaison est assurée aussi avec la Tour Fondue par le voilier
du Génie, L’Avenir.
1892 : l’île du Levant est mise aux
enchères
à la demande d’un créancier de Madame Linden-Otlet, et
rachetée
par l’Etat, 162 000 francs, pour le compte de la Marine. M. Otlet
conserve
une soixantaine d’hectares entre la Galère et la pointe Rousse.
L’île est utilisée comme champ de tir par des troupes
d’infanterie
de marine de Toulon, puis abandonnée au profit du camp de
Chibron,
près de Signes.
1892 (décembre) : une statue de Saint Joseph est
érigée en ex voto à Port Cros, à
l’entrée
du chemin du Vallon de la Solitude, pour remercier le saint d’avoir
protégé
un parent d’un îlien qui s’était perdu et cassé la
jambe.
1892 : Amédée Bodinier, archiviste,
dédicace
à la reine Victoria Hyères et ses environs, ouvrage riche
en photographies.
1893 : le 26 juillet, le Ferrando, charbonnier de 80
mètres, construit en 1888 en Angleterre, longe la côte
à
destination de Gênes, contre le mistral, avec 25 hommes
d’équuipage
et 2 passagers. Il se trouve pris dans un convoi de navires militaires
en provenance d’Ajaccio. Il évite le Cosmao, mais entre en
collision
avec le croiseur Amiral Cécile. Il coule par - 25 mètres,
au milieu de la rade d’Hyères, sans faire de victime.
1894 : un feu est mis en service à
l’extrémité
de la jetée du port de Porquerolles. Le trafic du port ne
dépasse
pas 1 100 tonnes (primeurs, vins, racines de bruyère).
1895 : on envoie à Porquerolles des
rapatriés
de Madagascar et du Dahomey, de la Légion
étrangère
et de l’Infanterie coloniale.
1895 : Port Cros compte une centaine d’habitants. Des
coupes claires de bois sont opérées dans le vallon de
Port
Man.
1895 (février) : dans la nuit du 16 au 17, le
brick-goélette Lucie d’Ajahne s’échoue près de
l’îlot
du Turc, faisant 7 morts.
1896 : Eugène Melchior de Vogüé
(1848
- 1910) écrit Jean d’Agrève à Port Cros, où
est située l’action et qui popularise le Manoir
d’Hélène.
Il le termine à Costebelle, en décembre.
1896 : l’abbé Ollivier meurt. La riche
collection
de sciences naturelles et d’archéologie qu’il avait
rassemblée
est dispersée. Elle comprenait notamment des pierres
taillées
de la période néolithique, dont trois hachettes en
serpentine,
en grès et en jade, des fragments de poteries étrusques
trouvées
sur le plateau des Mèdes, de nombreuses pièces de monnaie
datant des règnes d’Auguste jusqu’à Julien l’Apostat.
1896 : dans son guide pour yachtsmen, G. Clerc-Rampal
évoque les difficultés de ravitaillement à Port
Cros.
1896 : le titre de duc de Vicence s’éteint
à
la mort de celui-ci.
1897 : l’Académie du Var émet le voeu de
rebaptiser le département du Var : Département des Iles
d’Or.
1897 : Paul Bourget raconte, dans Les Voyageuses,
publié
chez Alphonse Lemerre, son passage à Port Cros, invité
par
un ami, Georges de Baltine, qui avait loué la chasse pour
l’année.
1897 (août) : un gigantesque incendie, parti du
Langoustier, activé par le mistral, ravage la moitié sud
de l’île de Porquerolles, jusqu’à la Galère,
pendant
quinze jours.
1899 : Porquerolles compte 7 bateaux de pêche,
montés par 18 hommes d’équipage. Le tonnage
pêché
est de 11,5 tonnes.
1899 : le Taurus, de la Compagnie Fraissinet,
s’échoue
sur la côte Est de Porquerolles, près du Galéasson.
Ab uno disce omnis (Da uno capisci come sono tutti) - Virgilio
Lo sapevi che la parola proverbio deriva dal latino proverbium?